Expédition dans la Cage
L'air était sec ce matin sur la Chaussée du Lac et le soleil se levait avec peine baignant de ses rayons l'atmosphère douteuse de Laelith.
Non loin du Rat Crevé, une ombre avançait subrepticement dans les rues pavées et en pentes, parsemées de doudilains farceurs...
Un lourd sac à dos pendait à ses épaules, et une arme de belle manufacture ornait sa ceinture.
Arrivé devant la porte branlante de la taverne, Planaire hésita avant d'entrer...
Aujourd'hui était un jour spécial. Il retournerait à Sigil, la Cage... Sa guitoune comme il aime si bien dire...
Il pensa alors aux nombreux ennuis qu'il s'était attiré là bas et qui l'avaient contraint de fuir dans un monde aussi misérable que Terralea, peuplé de gens ignares et crédules...
Il repensa à Mog-Jo le slaad à qui il avait subtilisé quelques joncs dans une affaire pas très honnête.
Il repensa également à Barbaziilll, le demi-fiélon de la Ruche, à qui il avait promis de revenir incessamment sous peu avec un colis spécial...
Colis qu'il avait malgré lui égaré, mais il ne pouvait avouer sa défaite au Tanar'ri sous peine de griller dans une de ses fosses enflammées.
Tout cela il le savait parfaitement et c'est aussi pourquoi il avait fui sa ville natale, emportant avec lui le strict minimum, allant se réfugier dans la première terre d'asile qui s'offrait à lui.
Mais sa fuite ne pouvait durer. Lui-même devait retourner à Sigil pour une affaire urgente dont il ne pouvait se dérober. Et l'idée de tomber nez à nez avec les fiélons susmentionnés ne l'enchantait guère. C'était pourquoi il avait organisé ce voyage avec des innocents béjaunes. Afin de s'assurer un minimum de protection.
La quête des breuvages miraculeux de Sigil était un bon prétexte en effet pour emmener avec lui quelques aventuriers intrépides. Quel sort les attendrait une fois là-bas ?
Il se rappela du passage qui l'avait conduit ici un soir d'orage. C'était à la taverne du "Bariaur Unijambiste", quelque part dans le quartier des Grattes-Papiers.
Un de ses contacts lui avait refourgué le soltif du portail et il profita d'un moment d'inatention du tavernier (un bariaur unijambiste donc) pour s'y réfugier.
Il repensa à son arrivé ici, à Laelith la Sainte, dans une autre cave humide et moite, et à la phrase qu'il s'était formulé lorsqu'il avait vu sur un des tonneaux la mention "Rat Crevé"...
"Le Rat Crevé... n'importe quoi... Mais dans quelle misère je me suis fourré encore ? C'est quoi c't'endroit miteux ?"
Et quelques mois plus tard, il était encore là, devant cette porte branlante qu'il avait vu maintes fois ouvrir, laissant à chaque fois entrer des poivrots et des bibards de toutes sortes...
Après un moment d'hésitation il entra...
La salle n'était pas encore à son comble, et le tavernier avait ses deux coudes sur le comptoir, sa tête emmitouflée dans ses mains crasseuses.
- Holà Szass ! Comment vas tu le bige ?
Le tavernier sursauta et aperçu l'énergumène dans l'entrée. Il soupira... (Lui, de si bon matin ? que me veut-il encore?)
- Alors tavernier, on a du mal à se remmettre d'hier soir ? Bon alors, ils sont arrivés les autres ?
- Mais de qui parles tu ?
- Ben les aut' biges qui voulaient venir à Sigil.
- Ah...
- Quoi ah ?
- Ben oui, ils ne devraient pas tarder...
- OK c'est parfait ! Sers moi une schtoub rigoule en attendant.
...
- Bon alors Szass, comment ça se passe pour les frais de transport et les frais de marchandises ?
- Euh...
- Ben oui... Tu crois pas non plus que je vais tout avancer.
- Euh... Oui, enfin je pensais, mais si tu le dis...
S'ensuivit alors de longues discussions épineuses sur le combien et le comment de l'expédition...
Après quelques heures, ils furent enfin d'accord, mais ce récit ne me permet pas de décrire les détails de cet arrangement.
C'est alors qu'une personne entra dans la salle... Son visage était commun.
C'était un client de la taverne qui venait prendre part au voyage...
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- Planaire
- Auteur du sujet
Je vois que la grande brinque est déjà arrivée. J'ai réglé mes affaires à la Mandragore, me voilà libre comme l'air.
Bidishgoud posa son sac sur l'une des tables branlantes de la taverne.
-Comme on est jamais assez prudent et qu'on ne sais jamais sur qui on tombe quand on part en vacance, je me suis permis de prendre quelques petites babioles pour le voyage.
Le gnome plonge son corps à moitié dans son sac sans fond, il en ressort quelques carottes faites dans un espèce de papyrus compressé.
-Ca ce sont des amis nains des montagnes qui confectionnent ces bougies magiques, c'est un fourreau où est entassé une poudre noire de leur invention, on allume la mèche et boum ça péte....juste qu'on sais jamais avant combien de temps ça explose.
J'ai de la poie à enflammer pour une éventuel retraite sous l'ennemi. Des concotions de plantes pouvant guerrir de maladie, de bléssure et même pour empoissoner les gens.
J'ai encore quelques autres petites choses assez marrantes.
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- Mordicus
Bien sur, Laelith, la ville où il avait échoué, avait elle aussi son charme, et il aimait voir le soleil se noyer dans le haut lac, ensanglantant les ondes, et pleuré par les mouettes. Ce monde avait un coté tragicomique qui savait le séduire, comme si tout n'y était qu'une farce ou un vaudeville cruel. Il n'y avait qu'à lire la feuille d'impôts que vous forçait à remplir les gardes-douaniers à votre arrivée pour s'en convaincre... Mais Cadwallon lui manquait. Laelith avait un peu comme elle, un coté havre hors du temps, peut être trop. Mais pas de ballons taxis, pas de Tracteuse, pas de gobelins piailleurs, brailleurs et débraillés dans les ruelles du port. Pas de poudre non plus, il avait du fabriquer la sienne, de qualité médiocre, et faire forger ses douilles sur mesure. Peut être celle des nains serait meilleure. Et puis pas de cigarettes Auto-Dafé non plus, ses cibiches chéries et blasphématoires, fines et roulées dans des pages de livres saints. Normal pour un type qui a grandi dans un univers déchiré par les guerres de religions. Ici les cultes essayaient de se côtoyer, de s'enrichir les uns les autres, du moins en façade. Les guerres se livraient à une autre échelle...
Bah, assez de souvenirs. Il retira ses bottes pointues et coquées d'argent de la table où ronflait un pèlerin ivre de vin de messe, et se prépara à se lever pour rejoindre le tavernier avec qui il avait sympathisé quelques semaines auparavant.
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- maximilien
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- Sivlon
Bon je remet les deux messages suivants qu'il y avait sur l'ancien forum en forme de quote afin que tout le monde puisse continuer]
Haazeven écrit: Un grand coup de tonnerre, la porte qui claque comme sous une bourrasque. Les lumières se tamisent. Dans le cadre de la porte se tenait une silhouette vêtue d'un grand manteau noir. A son coup était enroulée une longue écharpe qui flottait et claquait dans le vent. Un chapeau de toile à large bords était enfoncé dans son crâne. Haazeven, Semeur de Peur à Val-Faust, ne ratait jamais ses entrées.
Ce n'était pas la première fois qu'il venait dans cet endroit étrange. Laelith. Ainsi, comme le croyaient certains fous, il existait des mondes au-delà de Scarn et de Val-Faust. Il l'avait visité à de nombreuses reprises, prenant un simple plaisir à déambuler dans les rues tellement exotiques de la cité. Il avait fraternisé avec Szass Tam, le patron du Rat Crevé. Une taverne qu'elle était bien pour calmer la soif.
Il arrêta de jouer avec l'ambiance, et s'avança vers le comptoir.
- Alors, comme ça tu lances une expédition dans les plans sans me prévenir ! Sers-moi une bière, parle-m-en, et peut-être te pardonnerai-je, sinon, bij, sois assuré que tu dormiras plus correctement ! dit-il en riant.
Il était toujours pas habitué au langage des autochtones, mais de leur côté, eux n'étaient toujours pas habitué à son humour. A Val-Faust il aurait dit : "sois assuré que tes cauchemars deviendront tellement vrais qu'ils te hanteront jour et nuit jusqu'à ce que mort s'en suive", mais il avait appris à tempérer ses propos quand il venait à Laelith.
Maximilien écrit: Gwynn qui avait déja bondi se mettre à l'abri derrière le bar lors de l'entrée fracassante de Haazeven, se trouva fort ridicule quand celui ci se mit à bavarder avec le tavernier. Il rengaina dans son holster d'épaule l'arme qui avait comme jailli d'elle même dans sa main gauche, et dévisagé par le patron de la taverne, inquiet de trouver un client du même coté que lui du comptoir, il fit mine d'essayer d'attraper la bouteille qui trônait, empoussiérée, sur la plus haute des étagères, prétendument hors de portée de Szaas de Tam.
-Vous auriez tout de même pu me demander, ajouta le taulier, un poing sur la hanche...
-C'est que j'avais peur que vous preniez mon désir de gouter à ce nectar quelque peu... inaccessible comme une plaisanterie de potache seulement préoccupé par l'idée de vous voir perché sur un escabeau branlant...
Joignant le geste à la parole, le pistolero escalada un tonnelet et decrocha la fameuse bouteille:
"Liqueur d'Orteils Naine"...
Et dire qu'il allait falloir qu'il s'en verse un verre...
Moi ? Azimuté ? Et alors, c'est quoi le problème bige ?
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Mais les gens ici étaient habitués. Ce n'était pas la première fois qu'il pénétrait en ces lieux et on avait fini par accepter ses entrées terrifiantes qui en glaçait plus d'un à chaque fois.
Le gnome, lui, était toujours enfoui dans son sac sans fond et continuait de sortir une à une les merveilleuses babioles qu'il avait entassée pour l'expédition. Le sol commençait à se recouvrir d'objets farfelus dont la plupart des clients ignoraient le fonctionnement. Lorsqu'il sorti la tête du sac, il s'aperçut que la salle s'était bien vite remplie.
L'être aux cheveux en pétard et aux bottes argentées était tout aussi mystérieux que les autres.
Tenant une bouteille de liqueurs dégueulasse dans la main, il fit signe de s'en servir un verre avant de le jeter discrètement dans un pot de fleur non loin.
L'odeur de ses cigarettes Auto-Dafé en avait fasciné plus d'un et nombre de clients commençaient à devenir accrocs à ce tabac spécial qui commençait à s'amenuiser dans ses poches.
Quant à Planaire, il sirotait sa schtoub rigoule avec un bruit gargantuesque. On eu dit un gamin du port qui boit pour la première fois de la Mélasse, cette fameuse boisson pétillante vendue au Temple du Crâne.
Szass regarda la salle de façon panoramique. Un, deux, trois, quatre, cinq se dit-il...
Toutes ces personnes étaient là pour l'expédition.
Aucun d'eux n'était laelithien de souche pure et tous venaient d'horizons fort lointains, fussent-ils à l'extérieur de notre système. Le gout du voyage était toujours présent en eux. C'était normal : ils étaient tous des aventuriers, de ceux dont on aime chanter les exploits au coin d'un feu.
Il se plongea dans les méandres de ses souvenirs et repensa à toutes ces années où lui-même était un de ceux là, un baroudeur intempéré, invétéré, insatiable et passionné, mais surtout un peu fou.
Il se remémora une des ses vieilles expéditions lorsqu'il habitait encore le Thay.
Une expédition ratée...
Tous ses compagnons avaient péri lamentablement. Il était le seul survivant...
Depuis ce jour il se consacra uniquement à l'étude des voies arcaniques qu'il aimait tant.
Tant et si bien qu'il grimpa très vite les échelons et fut enrôlé par les Sorciers Rouges de la même région. Sa carrière était toute tracée : il deviendrait le maître des Sorciers Rouges du Thay.
Après maintes années de complots, de trahisons, de coup bas, de traquenards et autres fadaises du même genre, il devint ce qu'il espérait. Il régna alors sur des magiciens sans scrupules durant de longues années et étudia sans relâche les nombreux grimoires de Féerune jusqu'à atteindre l'apothéose de son art : d'ici peu, il percerait les secrets de l'immortalité, la vraie...
Szass soupira...
Il ne pouvait oublier l'accident tragique qui lui fit frôler la mort peu avant que ses travaux n'aboutissent.
Cet accident qui l'avait contraint de postuler au lichiat, et devenir un mort vivant le restant de ses jours. Mort-vivants qu'il avait toujours contrôlé, dominé, créé... Et à son tour il en était un...
Immortel certes, mais comment...
Nul nécromant ne lui parvenait à la cheville, il n'était pas un sortilège qui lui échappait à travers tout le continent. Sa soif de connaissance était démesurée, et sa rancœur et sa mélancolie fit de lui l'être le plus ignoble du Thay.
Jamais on ne connu de temps de troubles aussi longs que durant son règne.
...
Alors un beau jour on monta une expédition contre lui, afin de le bannir une bonne fois pour toute.
...
Szass avait un certain mépris pour les aventuriers... Il avait été banni à cause d'eux de son plan natal, sans aucun pouvoir... Toute sa connaissance fut évaporée par des forces incommensurables, sans doute divines.
Toute la magie qui était en lui disparut. Il redevint mortel et fut expédié loin de là sur une planète quelconque, que les gens ici nomment Terralea.
Il rejoignit très vite la ville la plus proche, Laelith, et s'y installa le temps de découvrir ce qu'il lui était arrivé.
Il avait perdu ses pouvoirs, tous ses pouvoirs. Il n'était plus rien.
...
Enfin si ! Il vivait à nouveau ! Et cela le satisfaisait pleinement.
Retrouver le gout, l'odeur des aliments, le toucher sensuel du velours, la clarté des cieux...
Il n'éprouvait même plus le désir de se venger.
C'était une autre personne...
Avec le temps, il acheta une auberge miteuse du port qui commençait à tomber en ruine.
Il la rénova et en fit une taverne, qu'il nomma le Rat Crevé... Allez savoir pourquoi...
...
Il servit la bière à Haaz'... sans dire un mot. Il pensait encore...
Puis, avec un regard de compassion, il lui dit :
"Chut, ne crie pas aussi fort. Je n'ai pas envie que les autres clients sachent que j'ai quelques relations avec les Plans. Si tu veux t'y joindre tu es le bienvenu. On a jamais assez de bras dans de telles excursions".
Les cinq étaient à présent assis sur un tabouret au comptoir. On avait mis expressément un coussin sur l'un d'eux pour Bidishgoud afin qu'il puisse pleinement profiter de la conversation sans avoir l'impression d'être mis à l'écart.
Il croisa le regard de Planaire et soupira à nouveau...
"Bon et bien... je ne sais pas si d'autres vont venir mais vous êtes déjà cinq, sans compter le sac sans fond. M'enfin, vu comment il est rempli, je me demande s'il restera encore de la place pour y mettre la cargaison. Une fois là bas, seul Planaire pourra vous guider, donc ne vous éloignez pas trop de lui.
Et toi Planaire, ne t'amuse pas à les semer dans la Cage.
Votre tâche est simple : ramener les meilleurs breuvages de Sigil au Rat Crevé. D'après Planaire vous en aurez pour deux ou trois jours tout au plus. Je confie à chacun de vous une bourse de diamant pour une valeur de 500po. Ces diamants couvriront les frais d'expédition et serviront à acheter la marchandise.
Donc ne dépensez pas tout dans les bars à putes de la Cage. On est d'accord ?"
Tout semblait clair et limpide. Et facile de surcroit !
Pourtant Szass avait l'air gêné...
Il savait que ça ne serait pas aussi simple que ça...
Sa longue conversation avec Planaire et leur arrangement mystérieux peu de temps auparavant le faisait douter...
Moi ? Azimuté ? Et alors, c'est quoi le problème bige ?
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Emmitouflée jusqu'aux oreilles par une cape de velours rose, elle s'approcha du comptoir...
Elle ne mesurait pas plus d'un mètre cinquante, mais le froid glacial qui l'accompagnait indisposa la petite troupe.
"Bien le bonjour messieurs !
J'ai cru entendre qu'une expédition se préparait ici, et je me demandais si je pouvais y prendre part.
J'ai toujours rêvé de voyager dans des contrées lointaines voire inhospitalières.
Et ce moment me semble le bon.
- Euh, oui bien sur, vous pouvez vous joindre au groupe ! répondit Szass après une brève hésitation. "
Le petit personnage semblait ravi. Comme si il retrouvait le gout de l'aventure après tant d'années d'inactivité.
Son teint blafard, accumulé à une maigreur effrayante, n'en dégageait pas moins une aura de crainte presque palpable. Il s'assit à une table non loin et attendit...
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- Trevelian
Ce qui est vrai c'est que cette ville à été rayée de la carte...mais je ne l'ai jamais trouvé dans le sac. Néanmoins cela devrait vous soulagé quand à la place faite pour la cargaison...tout passera, vous pouvez en être assuré.
Le gnome fini sa bière à l'aide d'un chalumeau qu'il venait de sortir du sac.
- Ça s'appelle une paille et ça vient d'un plan peu connus du nom de Mac do!
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- Mordicus
Ne serait-ce pas le pays du clown jaune et rouge qui rend les gens obèses ?
Si c'est de ça que tu parles je crois connaître en effet.
Lors d'une de mes excursions je me suis retrouvé dans un de leurs restaurants diététiques.
J'ai même tenté d'importer leur recette à Laelith, avec mes fameux ookhab burger, mais ça n'a pas tant marché que ça. J'avais même fais des menus pour les enfants avec un doudilain ou un Trevelian en peluche dedans."
A ces mots, le petit bonhomme au teint blafard qui venait d'entrer se sentit mal à l'aise et eut comme une envie soudaine de se révolter. Il garda toutefois son calme, attendant le moment propice pour se dévoiler au grand jour, ou plutôt à la grande nuit.
Après quelques échanges culinaires avec le gnome cuistot, Szass marqua une pause...
Puis, après une petite inspiration, il continua :
"Bon, alors vous êtes fins prêts. On va faire ça dans la discrétion"
Le tavernier posa le verre qu'il était en train d'essuyer. Il éloigna la bouteille de liqueur d'orteil de Gwynn, voyant que ce dernier n'appréciait guère ce breuvage puis, un à un, il renvoya les clients non concernés chez eux (ce qui ne se fit pas sans grognements de leur part) et ferma la taverne le temps que le transfert se fasse.
Szass repensa au transfert... A nouveau il soupira...
Les volets furent fermés, la porte verrouillée à double tour, et seule une lueur blafarde d'une lampe à huile subsistait.
"Dépêchons-nous de descendre à la cave. Si une patrouille rode dans le coin et s'aperçoit que la taverne est fermée, les gardes suspecteront quelque chose de louche."
La petite troupe descendit à la cave... le gnome arrivait en dernier, les nombreux objets qu'il avait du remettre dans son sac lui avait pris quelques minutes supplémentaires.
Ils arrivèrent alors dans cette salle circulaire et si particulière.
"Merde ! s'exclama Szass. Vous avez oublié de vous faire un petit gueuleton avant ! Et vous n'êtes pas sans savoir que ça améliore grandement les chances de réussite du transfert.
- Ben oui certes ! répondit Planaire sur un ton monocorde. Mais que doit-on manger pour aller à Sigil ?
Un plat typique de la Cage ? Ca n'existe pas. La Cité des Portes est au centre du Multivers et regroupe en son sein toutes les races existantes et inimaginables. Chacune de ces races mange le plat qui lui est propre. Il n'y a pas UN plat typique de Sigil, mais des milliers, et, sans vouloir jouer le médisant, aucun n'a de rapport avec cette cité. Je n'ai pas envie de bouffer un steack de Tanar'ri pour me retrouver sur Baator !
- Baator ?
- Oui Baator. La guitoune des baatezus ! Tanar'ri et baatezu se bouffent entre eux c'est bien connu !
- Ah oui, si tu l'dis...
- Donc on est dans la merde.
Le silence dura quelques minutes... Chacun regarda l'autre dans les yeux. Un regard vide... désespéré...
Puis quelqu'un eu une idée...
Moi ? Azimuté ? Et alors, c'est quoi le problème bige ?
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Voulant rattraper le coup, il lança par hasard :
"Dis moi Bidish', ton sac... tu m'as bien dis qu'une ville entière s'y était planquée jadis ? C'est qu'il doit y avoir un sacré foutoir là-dedans. Tu n'aurai pas quelque chose parmi tout ça qui pourrait nous faire avancer le soltif ?"
Il savait très bien que c'était peine perdue. Tous les objets du monde qui pourraient s'y trouver ne conduirait jamais à Sigil.
Haazeven eu alors une idée fort déplaisante (hrp : désolé hé hé) :
"Dis moi Planeur... tu viens de Sigil n'est-ce pas ?
- Euh... oui.
- Tu es né à Sigil je me trompes ?
- Ben oui, où veux tu en venir ?
- Donc si on te bouffe ça devrait marcher !
- Quoi ? Mais ça va pas ! Et puis de toute façon il paraît que je suis immangeable. Même Denderznarrrr''cc, le ventre cosmique, n'a pas réussi à me digérer. Et puis qui vous guidera dans la cage si vous me bouffez ?"
Le silence retomba quelques instants, et seul le petit bonhomme au teint blafard semblait amusé de cette réplique...
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