Expédition dans la Cage

09 Fév 2009 22:27 #196 par Sivlon
Réponse de Sivlon sur le sujet Re:Expédition dans la Cage
(Mode penser on: "On aurais dus prendre l'autre portail a ce que je vois!"

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  • Sivlon
10 Fév 2009 00:31 #197 par maximilien
Réponse de maximilien sur le sujet Re:Expédition dans la Cage
Ben non, on y est à Sigil. Dans un theatre de rue certes, mais à Sigil tout de même...

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  • maximilien
10 Fév 2009 11:55 #199 par Haazeven
Réponse de Haazeven sur le sujet Re:Expédition dans la Cage
Haazeven reconnut tout de suite une scène de spectacle. Mais celle-ci manquait de gout. Point de crânes accrochés au plafond. Point de cadavres ni de sang ni d'ombres tremblantes. Les éclairages ne pouvaient que donner une scène mièvre, fade, sans rien de terrifiant. Et le public qui riait...

C'en était trop pour le nécromancien. Il se tourna vers Planeur, grandit les ombres autour de lui pour prendre une apparence plus terrifiante, et demanda d'une voix sépulcrale :

- Mais dans quel enfer m'as-tu emmené ?

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  • Haazeven
10 Fév 2009 15:13 #203 par Planaire
Réponse de Planaire sur le sujet Re:Expédition dans la Cage
A peine arrivé, Planaire huma l'air si suffocant de la Cage, s'encrassa les poumons de toutes ses fumées âpres qui ternissaient la peau des gens bien avant l'âge, leur donnant à tous un aspect maladif. Du moins ceux qui habitaient dans la Ruche ou le Bas Quartier, les deux endroits les plus démunis de Sigil.
Par le plus grand des hasards, le portail emprunté les avait bien mené à la Cité des Portes, mais par le plus grand des malheurs, Planaire reconnut les tristes alentours. L'équipe avait débarqué dans un des sous-quartiers de la Ruche, réputé pour ses coupes jarrets, ses prostitués aguichantes et fardées à outrance, ses mendiants et ses cul de jattes, ses lépreux et ses fous. Quel bien triste décor s'offrait face à eux.

La compagnie avait fait irruption au moment le plus impromptu sur une scène de théâtre de rue improvisée par la troupe des Paravents Amoureux. Le public continuait de rire, croyant très certainement que leur irruption inopinée faisait partie de la pièce de théâtre.

Planaire inspira une seconde fois... Une larmichette coula le long de sa joue...

"Ah, que c'est bon d'être chez soi" s'exclama-t-il d'une voix tonitruante.

Le public rit de plus belle.

Filoche, décontenancé, ne sachant que répondre face à une telle scène trop improvisée qui ne tenait plus qu'à un fil, celui de sa crédulité, et qui pourrait très bien nuire à sa carrière, enchaîna de suite ces quelques mots :

"Comment ? Chez vous ? Mais on est chez moi ici, et qui est plus est dans mon placard, en compagnie de ma mie, cette vulgaire catin dépenaillée qui me ridiculise à outrance ! Je vous défi malandrins !
C'en est trop ! Je réclame justice et réparation de cet affront !"


Filoche exécuta alors quelques pas de danse sur ses échasses incertaines pour donner un aspect théâtral à la scène, dégaina son épée de bois qui ornait sa ceinture et commença à s'approcher de Planaire qui le regardait avec une mine déconfite !

Planaire reconnut de suite la fameuse troupe de théâtre et se rendit très vite compte de la situation dans laquelle ils s'étaient fourrés. Eux qui devaient être discrets et prudents, voilà que leur entrée en scène avait ameuté une bonne partie des habitants du quartier qui accouraient face à la scène, prêts à rire eux aussi.

Il se retourna alors vers Haazeven, tandis que que le saltimbanque sur échasse s'approchait à vive allure :

"En enfer ? Tu l'as dit ! On aurait pas pu souhaiter pire ! Je sens comme un fiasco soudain dans notre expédition."

Et alors qu'il prononçait ces quelques mots, comme si le Destin avait voulu appuyer ses dires, il reçut un coup d'épée sur le crâne qui failli lui faire perdre connaissance.

Il faut dire que Filoche, bien que souhaitant préserver la continuité logique de sa pièce de théâtre, avait envie d'en découdre avec ces intrus qui avaient ruiné sa pièce et le forçaient à improviser tant bien que mal.

Planaire quelque peu sonné, l'échassier se retourna alors vers Bidishgoud qu'il désigna comme son prochain adversaire, prêt à lui asséner un coup semblable de son épée factice...

Le public quant à lui, ne s'était toujours pas arrêté de rire.
Et d'un spectacle d'ordinaire peu attractif, c'était à présent un millier de personnes qui assistaient à la pièce, bondant les rues alentours, applaudissant pour ce fameux rebondissement imprévu.

La suite promettait bien des surprises...

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  • Planaire
  • Auteur du sujet
10 Fév 2009 23:50 #205 par Mordicus
Réponse de Mordicus sur le sujet Re:Expédition dans la Cage
Voyant le malandrin s'attaquer à Planaire, Bidishgoud sortit son épée courte qui reluisit dans cet ambiance tamisée.
Filoche marqua un pas d'arrêt. Il dut se rendre conte qu'une arme en bois ne doit pas faire le poids fasse à une lame bien aiguisée.
La foule se mit a crier de plus belle, certains prêt à envahir la scène.
Filoche murmura quelques mots à peine audible.

-Partez manants, se n'est que du théâtre.

- Vil besace, fit le gnome, tu méritait d'avoir les tripes à l'air!

Filoche baissa le regard, plus accablé par sa carrière chancelante que par la peur.
C'est a ce moment qu'Haazeven intervint.....

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  • Mordicus
11 Fév 2009 03:58 #206 par Haazeven
Réponse de Haazeven sur le sujet Re:Expédition dans la Cage
- Ce n'est que du théatre ?

La voix du nécromancien avait emplit la scène, s'était répercutée contre les murs des bâtiments, et revenait dans un écho sombre, grave, et spectaculaire.
Haazeven, en tant que bon Semeur de Peur qui se respecte, savait comment utiliser ces tours "mineurs" pour impressionner son auditoire. A dire vrai, sa guilde organisait la plupart des spectacles donnés à Val-Faust, tous les plus effrayants les uns que les autres.

Haazeven attrapa Filoche par le col. Celui-ci blêmit quand ses yeux rencontrèrent le regard sombre du nécromancien. Il lui murmura d'un ton glacial :

- Le théatre est un des arts les plus nobles, qu'il ne faut jamais, tu entends, jamais, prendre à la légère. Tu joues avec les émotions de tes spectateurs. Tu as leur coeur au creux de ta main. Le rire est une émotion vile, facile, indigne. Ce n'est pas ainsi que tu captiveras ton auditoire. C'est en le plongeant petit à petit dans l'obscurité et le macabre. Alors, tu pourras l'emmener où bon te semblera.

Puis, plus à lui-même que pour l'acteur qui tremblait devant lui.

- Je suis déçu par cet endroit. Je l'imaginais plus... intéressant.

Ensuite, il se tourna pour voir ce que faisaient ses compagnons d'infortune, et comment allait Planaire. Ils pourraient prendre de vraies armes quand même. Ca manque, un peu de sang... enfin... si seulement c'était la seule chose qui manquait...

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  • Haazeven
11 Fév 2009 10:53 #207 par Mordicus
Réponse de Mordicus sur le sujet Re:Expédition dans la Cage
Haazeven se retourna vers le groupe, quand le gnome remit en place son arme.

- On devrait peut être quitter cette scène, avant de s'attirer des ennuis!

Bidishgoud regarda autour de lui, lui aussi à connu moult spectacles de pars les région qu'il à traversé.

- Vous avez raison, c'est un acteur pitoyable, on devrait le raccourcir uniquement pour ça. De plus ce n'est pas un théâtre,c'est un bouge!

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  • Mordicus
11 Fév 2009 20:55 #208 par Sivlon
Réponse de Sivlon sur le sujet Re:Expédition dans la Cage
"Peut-être, mais nous avons assez de problèmes pour l'instant Bidishgoud et Haazeven! Nous devons sortir d'ici et trouver une auberge ou un autre lieu ou nous pourrons mieux tentez de savoir quoi faire. Haazeven, pensez vous pouvoir aidez Planaire a se relever? Bidishgoud restez près de moi!" Sivlon se tourna vers Gwyn "Vous aussi, ainsi que la demoiselle." Puis il pris Trevalien et le mit sur son épaule "Je me charge d'aider celui-ci!"

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  • Sivlon
12 Fév 2009 11:55 #209 par maximilien
Réponse de maximilien sur le sujet Re:Expédition dans la Cage
Gwynn regarda Sivion, narquois: "J'adore qu'on me donne la main..." A cet instant, la jeune folle attrapa l'homme par une épaule et sa main droite, essayant d'entamer avec lui quelques pas de danse, avant que le pistolero la saisisse par la taille: "Chuuut, Bambi mon ange, avec tout l'étalage de testostérone de ses messieurs nous nous somme déjà assez fait remarquer."

Ils descendirent les escaliers à l'arrière de la scène, précédé par le petit homme en velours rose, bien vite remis de sa chute. Sur les planches, la troupe des Paravents Amoureux faisait son possible pour sauver leur farce.

"Moi, j'aime bien rire... le pestacle m'a plu ! mais ça manque de maïs grillé !" lâcha la folle avant de disparaître à la suite de ses amis.

Les quartiers semblaient bien mal famés, l'odeur était lourde de remugles, et une certaine tension semblait flotter dans l'air. Gwynn enlaça la folle comme il aimait parfois le faire dans ce genre d'environnement. Elle rit avec délices quand elle sentit le double canon froid du Khaurik Spécial frôler ses omoplates, sous son manteau.

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  • maximilien
13 Fév 2009 12:24 #217 par Planaire
Réponse de Planaire sur le sujet Re:Expédition dans la Cage
Bien les biges, je crois que nous ferions mieux de déguerpir au plus vite avant qu'on ne s'attire des problèmes avec l'Harmonium, ou pire, avec les lascars de la Ruche.
Tu as raison Sivlon, nous devrions trouver une taverne où nous asseoir et méditer de la suite.
Toutefois, évitons d'aller au Bottle & Jug... disons que j'ai eu quelques soucis là bas par le passé.
Si nous pouvions changer de quartier, ce ne serait pas de refus d'ailleurs.
Au fait les biges. Vous avez pensé à lever les yeux vers le ciel ?


Planaire avait dit ça innocemment. Et il savait très bien de la surprise que cela allait leur procurer. Et en effet il ne se trompa pas.
La petite troupe leva les yeux vers le ciel...
Et là, à la place de voir des nuages et un soleil resplendissant, le décor qui s'offrait à eux était absolument effrayant, étonnant, stupéfiant et bien d'autre mots se terminant par "ant" !

On pouvait deviner, au delà des brumes et des fumées, des routes et des maisons qui pointaient leur toit vers eux.

Planaire se mit à rire.

Hé hé les biges, ce n'est pas à Laelith que vous aurez la chance de voir un tel spectacle.
Vous vous demandez c'est quoi le soltif de tout ça ?
En fait, c'est tout simple, bien que l'esprit d'un béjaune ait du mal à concevoir cela la première fois.
Imaginez une sorte de beignet, en forme de tore. Et bien Sigil est ce beignet. Et nous marchons sur sa face interne. Si l'un d'entre nous avançait tout droit sans s'arrêter, il finirait par revenir là où nous sommes.
La cité tourne en rond, tel un gigantesque anneau. Aussi en levant les yeux vers le ciel, on peut apercevoir l'autre côté de Sigil. Enfin, pas toujours certes.
En général, les brumes empêchent de voir au delà, mais aujourd'hui, le temps semble dégagé. La Dame doit être de bonne humeur.


Bidishgoud, en fin herborsiste, sembla intrigué par le peu de plantes que la Cité des Portes comptait. En fait il n'y en avait pas. Aucun arbre, aucune fleur. Juste du lierre étrange qui recouvrait les murs de chaque maison. Alors qu'il partit inspecter cette variété de lierre, Planaire l'interrompit.

Holà malheureux, ne touche pas à ce lierre, tu y laisserais tes doigts.
On appelle ça du lierre rasoir, et ce nom n'est pas exagéré. C'est sans aucun doute le seul végétal qui arrive à pousser ici, et nul ne sait d'où il est venu pour la première fois.
Les riches s'en servent pour protéger leur demeure des cambriolages. Et les dabus les coupent à longueur de journée, les ramasse en fagot pour les bruler dans la Grande Fonderie ou ailleurs.


Planaire alla couper un morceau de ce lierre étrange en prenant moult précaution. Aussitôt coupé, la plante devint sèche, et il suffit à Planaire de l'effleurer pour qu'elle tombe en poussière.

Le lierre rasoir ne peut se conserver une fois coupé. Il est donc impossible d'en faire des armes. Tiens ! Quand je vous parlais de dabus, en voilà un. Ce sont les serviteurs de la Dame des Douleurs.
N'essayer pas de les déranger ni même de leur parler. De toute façon vous ne comprendriez rien de ce qu'ils racontent. Ces êtres bizarres, dépourvus de parole, s'expriment sous forme de rébus qu'ils dessinent dans l'air. Il faut être sacrément imbibé pour comprendre ce qu'ils disent.
Leur seule fonction est d'entretenir la Cage, en coupant le lierre, en déblayant les routes, en aménageant de nouvelles rues...
Bref, allons boire un verre...


La compagnie avança donc sur quelques mètres avant de déboucher sur une rue plus calme.
Ici les prostituées étaient moins nombreuses. Les ruffians également.
Mais l'ambiance qui s'en dégageait n'inspirait pas pour autant le réconfort.

Tiens, voilà une chouette taverne où nous pourrons nous détendre et boire quelque chose de bien frais.

Sur l'enseigne qui se balançait au gré du vent, on pouvait lire "Au Bariaur Unijambiste"...

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  • Planaire
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